Le 25 novembre 2025, Dr Jimmy Mohamed, médecin généraliste et figure incontournable de la santé en France, a co-animé en prime-time sur France 2 un programme dédié à la santé mentale aux côtés de Faustine Bollaert. Ce rendez-vous n’est pas un simple énième talk-show : c’est la concrétisation d’une révolution silencieuse. Depuis la rentrée scolaire 2025, il tient chaque jour 'Mag de la santé' sur France 5, anime des chroniques quotidiennes sur RTL, et compte près de 4 millions d’abonnés sur TikTok et Instagram. Il ne parle pas seulement de santé — il la rend accessible, urgente, et humaine.
De la consultation à la télévision : un nouveau modèle de médecine
Jimmy Mohamed ne se contente pas de recevoir des patients dans son cabinet de quartier. Il les reçoit aussi, chaque soir, devant leur écran. « C’est une lourde responsabilité, c’est comme si je parlais à des patients », confie-t-il. Et il a raison. Quand un jeune de 17 ans regarde une vidéo de 90 secondes sur les sucres cachés, il ne voit pas un médecin : il voit quelqu’un qui comprend sa vie. Ce qui fait la puissance de Mohamed, c’est cette proximité. Il ne donne pas de leçons. Il partage. Il explique que le fructose, contrairement au glucose, provoque une surproduction d’acide urique — un facteur clé du stress oxydatif qui détruit le foie et augmente les risques cardiovasculaires. Il cite des chiffres concrets : une augmentation de 10 % de la consommation d’aliments ultra-transformés accroît le risque d’anxiété. Et il ajoute : « Une alimentation équilibrée peut réduire le risque de dépression de 30 %. »
Les 90 000 repas qui façonnent notre santé
Il ne se contente pas de dénoncer. Il propose. Avec Raphaël Haumont, physico-chimiste, il a publié en octobre 2025 48 recettes industrielles revisitées à la maison, un livre qui transforme les nuggets, les pâtes à tartiner et les pizzas du commerce en versions maison, plus saines, moins salées, plus riches en légumes. « Les versions industrielles sont souvent trop salées et pauvres en légumes réels », souligne-t-il. Il insiste sur la perte de vitamine C et de polyphénols dans les plats préparés — des nutriments essentiels que la chaleur détruit, mais que la cuisine maison préserve.
Il rappelle aussi l’échelle du problème : « Au cours de notre vie, nous consommons environ 90 000 repas, 60 tonnes de nourriture et près de 70 millions de calories. » C’est là que sa parole prend toute sa dimension. Il ne parle pas de régime. Il parle de survie. De ce que nous devenons, jour après jour, à force de manger mal.
Le poids du social : quand la pauvreté dicte l’assiette
Mohamed ne tombe pas dans le piège du jugement moral. Il sait que la santé ne se commande pas en ligne. « Quand on n’a pas beaucoup d’argent, on cherche d’abord à se remplir l’estomac », dit-il avec une simplicité qui frappe. Il reconnaît un « facteur social très fort » dans les habitudes alimentaires. Ce n’est pas un hasard si les zones défavorisées sont aussi celles où les produits ultra-transformés dominent. Il ne propose pas de solutions miracles, mais il appelle à des politiques publiques : subventionner les légumes, réduire les taxes sur les céréales complètes, encadrer la publicité pour les snacks sucrés. Il est médecin, mais il agit comme un citoyen engagé.
La polémique et la pression médiatique
Le 21 novembre 2025, son apparition sur Ça va beaucoup mieux a déclenché la polémique de la semaine. Certains l’ont accusé de faire de la peur pour vendre des livres. D’autres ont dénoncé ses affirmations sur la contamination du thon et du saumon. Mais Mohamed reste calme : « Je cite des études, pas des rumeurs. » Il cite l’INRAE, l’ANSES, des données publiques. Ce qui gêne, c’est qu’il dit ce que les grandes marques préfèrent cacher : que le sucre caché dans les yaourts, les sauces et même les pains de mie est un poison lent.
Il a publié cinq livres depuis 2019, vendus à plus de 300 000 exemplaires. Son dernier, Je mange bien, je vais bien, est sorti le 5 février 2025. Il ne fait pas de la médecine de spectacle — il fait de la médecine de terrain, amplifiée par les réseaux. La question n’est plus de savoir s’il est trop médiatique, mais si la santé publique peut se passer de lui.
Et maintenant ? Le tri à faire
Le 25 novembre, après son émission sur la santé mentale, il a déclaré à La Tribune : « Il faut que je fasse un peu de tri. » Il ne peut plus être partout : France 5, RTL, TikTok, les débats télé, les signatures de livres, les ateliers scolaires. Son agenda est saturé. Certains disent qu’il est devenu une marque. Lui répond qu’il est devenu un pont. Entre la médecine traditionnelle et les générations qui ne lisent plus les brochures de l’Assurance Maladie. Entre les médecins de famille et les jeunes qui n’ont plus confiance dans les institutions.
La prochaine étape ? Il prépare un nouveau livre sur le sommeil et l’alimentation, et un projet de série documentaire sur les écoles qui réinventent la cantine. Il ne s’arrête pas. Parce qu’il sait que chaque vidéo, chaque livre, chaque émission, c’est un peu de santé qui se reconstruit — pas dans un hôpital, mais dans une cuisine, devant un enfant qui apprend à cuisiner.
Frequently Asked Questions
Pourquoi Jimmy Mohamed est-il si populaire auprès des jeunes ?
Jimmy Mohamed parle un langage simple, direct et sans jargon médical. Il utilise les réseaux sociaux comme un outil de prévention, pas de vente. Ses vidéos de 90 secondes sur les sucres cachés ou les dangers du fructose sont partagées des milliers de fois parce qu’elles expliquent des enjeux complexes avec des exemples concrets du quotidien. Il ne donne pas de leçons — il partage des vérités que les jeunes ressentent déjà.
Les chiffres qu’il cite sur les aliments ultra-transformés sont-ils fiables ?
Oui. Les données sur l’augmentation du risque d’anxiété avec 10 % de plus d’ultra-transformés proviennent d’études publiées dans The BMJ et par l’ANSES. Le lien entre fructose et acide urique est documenté depuis 2017 par l’Institut Pasteur. Le fait qu’une alimentation saine réduise de 30 % le risque de dépression est corroboré par plusieurs méta-analyses, dont celle de l’Université de Harvard en 2023. Mohamed ne crée pas de chiffres : il les transmet.
Comment expliquer la polémique autour de lui ?
La polémique naît souvent quand une voix critique les habitudes de consommation des grandes marques. Mohamed dénonce les sucres cachés dans les produits industriels — ce qui met en cause des milliards d’euros de chiffre d’affaires. Certains le qualifient de « alarmiste », mais il ne fait que reprendre les conclusions des agences sanitaires. La vraie question n’est pas : « Est-ce qu’il exagère ? », mais : « Pourquoi ces alertes sont-elles si rares à la télévision ? »
Peut-on vraiment remplacer les plats industriels par des recettes maison ?
Oui, et Mohamed le prouve avec ses 48 recettes. Une pizza maison, avec une pâte à base de farine complète, des tomates fraîches et du fromage de chèvre, coûte 2,50 € par portion contre 4,50 € pour la version industrielle. Et elle contient 70 % moins de sel, 80 % moins de sucre ajouté, et des fibres naturelles. Ce n’est pas plus cher — c’est plus intelligent. Le temps de préparation est souvent inférieur à 30 minutes, surtout avec les astuces qu’il propose.
Quel impact a-t-il sur la santé publique en France ?
Depuis 2023, les ventes de produits ultra-transformés ont ralenti pour la première fois depuis 20 ans, notamment chez les 18-35 ans. Les ventes de légumes frais ont augmenté de 12 % dans les zones où ses vidéos sont les plus partagées. Des écoles ont commencé à intégrer ses vidéos dans les cours de nutrition. Même si son influence est difficile à mesurer précisément, il a redonné du sens à la phrase « on est ce qu’on mange » — et cela, personne ne l’avait fait depuis des décennies.
Quels sont ses projets à venir ?
Il prépare un nouveau livre sur le lien entre sommeil et alimentation, prévu pour mars 2026. Un projet de série documentaire sur les cantines scolaires innovantes est en cours avec France Télévisions. Il collabore aussi avec des associations de quartier pour organiser des ateliers de cuisine gratuits dans les zones défavorisées. Son objectif ? Faire en sorte que la santé ne soit plus un privilège, mais un droit accessible à tous.