L'enflure verbale ne doit pas déboucher sur l'incitation à la violence
• Dans un autre dérapage verbal dont il a le secret, Roger Milla a franchi une barrière qu'il ne fallait absolument pas traverser. Dans le débat... [Lire la suite]
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07 Février 2013
● De mémoire de Camerounais, c'est la première fois qu'on observe un si grand nombre de défections pour un match amical des Lions Indomptables. De plus, pour une des dates si rares dans le calendrier anémique de la FIFA au profit de ses membres. Si certains motifs sont légitimes, car connus et rendus publics par les clubs de nos internationaux, une grande partie s'apparente à du lâchage.

Jean-Paul Akono © Getty Images
Nous laisserons cependant de côté la question du choix de nos adversaires pour le moment, parce qu'au delà de la Fédération camerounaise de football, elle même décriée depuis plusieurs années pour son manque de rigueur et de transparence dans la gestion de notre sport-roi, c'est toute l'approche vis-à-vis des couleurs nationales qui doit être remise en question.
Refuser de participer à une rencontre internationale, alors qu'on est officiellement convoqué, doit avoir un motif sérieux et profond. Il nous semble, après observations, que le flou entourant la direction technique et administrative des Lions Indomptables soit à la base de ces comportements. Aucun argument rationnel ne pourrait justifier tout le verbiage contenu dans les justificatifs fournis par la Fécafoot à travers le communiqué de Sidiki Tombi à Roko sur l'absence des uns et des autres à Dar-es-Salaam.
Nous croyons simplement que Jean-Paul Akono, alias Magnusson, est au centre de deux cyclones convergents. L'un qui origine de la confrontation feutrée entre le ministère des Sports et la Fédération sur sa nomination et l'autre sur des cadres de l'équipe nationale organisés en clans et qui ne lui reconnaissent pas beaucoup de qualités.
À notre humble niveau, si nous avions pu trouver une cohérence dans la convocation du groupe appelé à se qualifier face au Cap-Vert pour la CAN, son attitude, son programme, son obstination sur certains choix nous ont, depuis, ramené à une certitude : cet homme là n'est plus à sa place.
Sélectionneur national par intérim, il se sait de toutes façons sur un siège éjectable dont le mécanisme sera activé sous peu. Nos sources indiquent que son remplacement ne serait qu'une question de jours mais que les négociations butent sur les conditions de travail du futur titulaire du poste et ses émoluments.
Cet énième retour à la case départ n'augure donc rien de bon pour la très prochaine rencontre face au Togo à Yaoundé. Même si ce dernier pays a ses propres problèmes de direction, sa dernière campagne africaine lui donne une longueur d'avance sur notre équipe nationale fanion masculine en terme de compétition, donc de rythme.
C'est à cela que devait servir l'aventure tanzanienne, et non l'occasion de se donner de nouveau en spectacle, de manière piteuse, aux yeux des observateurs et supporters du vert-rouge-jaune. Qu'on ne se méprenne cependant pas, le label Lions Indomptables demeure très porteur et en sport, il est très facile de retourner les faveurs.
Sauf que retrouver une certaine dorure ne suffit pas. Le football camerounais dans son ensemble souffre d'une absence complète de vision, de projet, et surtout de cohérence même dans l'appréhension du sujet. Il n'y a qu'à voir comment la Ligue de football professionnel du Cameroun et la Fédération camerounaise de football s'étripent sur des questions de prérogatives ou encore comment les clubs des divisions d'Élite s'arriment difficilement à des normes d'un autre niveau.
Amateurs un jour, amateurs toujours.
Léopold Nséké
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